jeudi 23 février 2012

Mad Men, j-30 !

Ça y est, ils reviennent!!!
Depuis le temps qu’on les attend, ils sont enfin de retour ! Dans un mois, la cinquième saison de Mad Men commence. Autant vous dire que l’attente fut pénible. Comme je le disais dans un précédent billet, le dernier épisode diffusé remonte au 17 octobre 2010. A cause de réévaluation du salaire des comédiens principaux et de discutions autour des coûts de production de chaque épisode, la série n’a pas pu maintenir le rythme régulier qu’elle tenait jusque là. AMC cherchait absolument à réduire les ambitions de Matthew Weiner, le showrunner de la série, jugé très (trop) perfectionniste et dépensier par la chaine payante. Les producteurs d’autres séries diffusées sur la même chaine (comme par exemple Franck Darabont, producteur de The Walking Dead) finissaient même par se plaindre de la situation privilégiée de Mad Men. C’est compréhensible même s’il faut rappeler que Mad Men reste le premier succès historique d’AMC. Finalement diffuseurs et producteurs ont su ce mettre d’accord et la production de la série a pu reprendre. Et le 25 mars, c’est 2 épisodes qu’AMC proposera pour relancer le show.   


Avec ces bandes-annonces diffusées sur le net (et faites à partir d’images des saisons précédentes pour ceux qui ont peur des spoilers), on rentre définitivement dans la dernière ligne droite : hâte !!!



Vous pouvez également aller regarder celles de Betty, Peggy, Roger et Peter.

mercredi 22 février 2012

Lost en 15 phrases cultes

A mon humble avis, Lost est une des séries les plus réussies de ces dernières années. Et si je parvenais un jour à établir un top 10 (j’aurais du mal à faire plus court), elle en ferait certainement partie. Il était donc largement temps que je parle ici de cette série, que dis-je, de cette œuvre culte. Et pour cette première, j’ai choisi de réunir toutes les phrases mythiques de la série. 
Je préviens ceux qui n’ont jamais vu Lost (quelle drôle d’idée) et qui voudraient la voir : la suite révèle des éléments clés de l’intrigue.

1) Lost parle avant tout des survivants d’un avion qui ne savent pas où ils sont tombés. D’où le mythique “Guys, where are we ?" de Charlie à la fin de la deuxième partie du pilote. Ça te pose une problématique simple, efficace et qui ne trouvera pas de réponse de sitôt.
2) Rapidement, les nerfs lâchent et les rescapés finissent par se tourner les uns contre les autres. Jack, le gentil héros, leader né, se sent donc obligé de faire un petit speech pour remotiver tout le monde. Et le maitre mot de ce discours est le proverbe : "live together, die alone" qui rappelle de façon très optimiste que, puisque chacun sera seul face à sa propre mort (youpi), autant essayer de compenser en s’entraidant tant qu’on est en vie. Et c’est cette maxime qui inspirera Jack et ses compagnons tout au long des 6 saisons : se serrer les coudes pour survivre.



3) Et oui, il est comme ça, Jack, il a besoin d’aider les autres. Médecin dans la vie, il a besoin de se sentir utile. Et du coup, il passe son temps à réparer les autres, parce que, comme il le dit lui-même, il peut le faire : "I can fix you". Il n’y a qu’à voir le nombre de montages (ici ou ) sur Jack réalisés par les fans qui reprennent la chanson plutôt réussie de Coldplay, Fix you, pour comprendre que cette obsession de réparer ce qui va mal est vraiment un trait important de la personnalité de Jack.

4) Parmi les rescapés, il y a un autre personnage très emblématique de la série : John Locke. Lui, son idée fixe, c’est de se surpasser, de suivre sa destinée quoiqu’il arrive. Et on peut le comprendre. Avant d’embarquer pour le maudit vol 815, ce pauvre John était paraplégique et donc limité dans ses capacités. Mais comme sur l’île, tout ne se passe pas normalement, il retrouve l’usage de ses jambes. Plus motivé que jamais, il poursuit son destin, et ne laisse plus personne lui dire ce qu’il peut faire ou pas. D’où sa petite devise personnelle : "Don’t tell me what i can't do", reprise par d’autres, à force d’être rabâchée. Cette phrase parait évidente pour un homme de son âge qui se retrouve face à toute une bande de petits jeunes, mais elle est vraiment constitutive du personnage de Locke.



5) Forcément un face à face entre Jack, l’homme de science cartésien et Locke, l’homme de foi, ça fait des étincelles et ça donne un des conflits les plus réussis de la série qui peut se résumer par le titre du premier épisode de la saison 2 "Man of Science, man of faith". C’est aussi une citation que l’on retrouve au cœur de la conversation entre les deux hommes ci-dessous (à partir de 0’17’’). Deux façons radicalement différentes de voir le monde ; et cette opposition durera jusqu’à la fin de la série. Pour ceux qui le souhaitent ici, à 2’10’’, cette opposition est à nouveau joliment évoquée.

6) Sur un ton plus léger, Charlie a lui aussi, sa réplique culte. Charlie est chanteur dans la vie. Et son groupe a connu le succès avec un seul single connu "You all Everybody", ce qui pousse Charlie à répéter les paroles un grand nombre de fois. Vrai faux succès pop, cette chanson fait naturellement partie de la playlist de ton bon fan qui se respecte. Ne riez pas, mais il fut un temps où je l’avais sur mon iPod.


7) Dans la série des tics de langage, je demande Hurley, le pote sympathoche, gentil avec tout le monde et aimé de tous. Pour lui, pas de favoritisme : tout le monde doit être traité à la même enseigne. Et c’est pour cette raison qu’il appelle tout le monde "Dude", l’équivalent de notre "mec" en France. De cette façon, il est sûr de ne pas faire d’impair. Il a raison, il ne manquerait plus qu’il provoque des incidents diplomatiques sur cette île paumée.


8) Sawyer, le rebelle de la bande, a lui aussi un tic de langage. Mais rapport à son statut de bad boy, ce tic de langage est bien moins poli que celui d’Hurley. Et oui, Sawyer a également tendance à mettre tout le monde sur un même pied d’égalité, celui d’un "Son of a bitch". Les uns et les autres apprécieront… ou pas.

A noter que Sawyer a définitivement un problème avec les prénoms puisqu’il collectionne les surnoms affectifs ou méprisants pour chacun de ses compagnons. Mais il ne se cantonne pas aux mêmes surnoms (à part certains comme Freckles qui désigne les taches de rousseur de Kate) ; au contraire, il s’efforce de trouver de nouvelles façons d’interpeler ses acolytes. Ce qui révèle au passage une culture générale très développée. Et oui, il en faut pour avoir une telle répartie.


9) Le vol 815 étant un vol international, il est normal d’y trouver autre chose que des anglophones. C’est le cas de Jin qui passera la majorité de la série sans prononcer une phrase complète en anglais. Tout juste parvient-il à prononcer quelques mots. Et personne d’autres que lui ne parle des mystérieux ennemis surnommés "The others" avec une telle peur panique.


10) L’un des personnages les plus énigmatiques de la série est sans doute Desmond. Un homme prêt à changer de vie pour conquérir une femme ;  un homme avec des capacités hors du commun. Un homme qui a vécu plusieurs vies, dans le futur, dans le passé, dans d’autres dimensions…  Bref, un homme qui a choisi pour devise "See you in another life, brother’". Incertain de ce que l’avenir lui réserve, il préfère ça plutôt que de dire adieu. On ne sait jamais : si on avait plusieurs vies ?

 11) Et justement à propos d’adieu, l’un des moments les plus tristes a donné lieu à l’une des plus belles scènes de la série. Attention, je préviens encore une fois, je vais spoiler à haute dose ! Charlie, mon personnage préféré (si, si !) se sacrifie en fin de saison 3 pour permettre aux autres naufragés d’entrer en contact avec le monde extérieur. Mais juste avant d’y passer, il révèle à Desmond une information capitale : le bateau situé au large de l’île n’est pas celui de Penny, la fiancée de Desmond : "Not Penny’s boat". Il y a donc un danger. Et pour ça, Charlie préfère donner sa vie et tenter de faire échouer les plans des ennemis. C’est la preuve (s’il en fallait une) qu’il est un grand personnage. RIP Charlie…
Mise à jour: En même temps, la mort de Charlie avait été bien préparée. Sans doute les scénaristes savaient qu'ils sacrifiaient un personnage apprécié. Et pour cela, ils avaient choisi d'annoncer la pénible nouvelle plusieurs épisodes à l'avance avec le très fameux "You're gonna die Charlie", prononcé par Desmond, perturbé de se découvrir des capacités de voyants.

12) Lost est réputé pour ses cliffhangers haletants, surprenants et mémorables. L’un d’eux explique  à lui-seul la personnalité de Michael, un homme qui se découvre père et qui ne vit plus que pour son fils, dont il a récupéré récemment la garde. Alors quand celui-ci est enlevé, il ne reste à Michael que ses poumons pour hurler "Waaaaalt !", et aux téléspectateurs qu’un mystère de plus (où est ce foutu môme ?) qui ne verra sa résolution qu’une saison plus tard.



13) Un autre cliffhanger inoubliable de de Lost survient à la fin du 6ème épisode de la 3ème saison. Prisonniers des autres, Kate, Sawyer et Jack se retrouvent corvéables à merci. Jack, isolé, assiste même impuissant au rapprochement physique de ses deux amis. Et malgré tout, il parvient à prendre sur lui et à risquer sa peau pour permettre aux deux amoureux de s’enfuir. Mais pour ça, Kate doit accepter de renoncer à partir avec Jack. Et comme elle a un peu de mal à prendre sa décision : Jack lui hurle : " Kate, damn it, run!!!". Un cri du cœur qui signe une des fins les plus irritantes de la série, d’autant qu’il a fallu attendre 3 mois avant de savoir si oui ou non elle allait se mettre à courir.


14) A la fin de l’épisode 11 de la saison 4, une fois de plus, les scénaristes ont pris un malin plaisir à jouer avec nos nerfs. Locke a finalement réussi à obtenir un entretien avec le mystérieux gardien de l’île, Jacob. A l’issue de celui-ci, Locke expose à ses compagnons le plan que Jacob lui a soumis pour les protéger des ennemis qui sont sur le point d’envahir l’île : il faut déplacer l’ile. Dit comme ça, c’est totalement aberrant. Mais à ce moment de l’intrigue, on sait déjà que la série évolue dans des sphères métaphysiques et surnaturelles et cette solution parait tout à a fait raisonnable. S’il le faut, alors Locke est prêt à faire ce qu’on lui demande : "he wants us to move the island". Encore un bel acte de foi pour ce personnage en quête de réponse et de sens à donner à sa vie.

15) Le cliffhanger le plus mémorable de Lost réside dans une de ses phrases les plus connues, les plus mythiques. Dans le dernier épisode de la saison 3, on nous présente en parallèle du récit principal ce qui semble être un banal flash-back de la vie de Jack. Malheureux, dépressif, il donne rendez-vous à une mystérieuse personne un soir aux environs de l’aéroport de Los Angeles. Et quand on découvre que cet invité surprise n’est autre que Kate, Jack lui annonce qu’il pense avoir fait une erreur en quittant l’île : " We have to go back, Kate !". En une phrase, la série bascule du tout au tout. Ce qu’on croyait être le but ultime de la série (quitter cette satanée île) nous est annoncé dès la saison 3. L’issue de l’histoire devient une simple péripétie. L’objectif n’est plus de fuir cet enfer, mais d’y retourner. D’un coup, la série prend une dimension narrative jamais vue jusque-là. En plus des flash-backs et de l’intrigue principale, cette scène annonce l’arrivée des flash-forwards : qui a quitté l’île ? Comment ? Pourquoi veulent-ils y revenir ? Le récit promet de se complexifier (ce qu’il fera brillamment pendant la parfaite saison 4) et les enjeux des personnages sont plus que jamais redéfinis. Une des meilleures idées scénaristiques de la série, et peut-être même de la télévision. 



Voilà donc 15 phrases qui résument 6 saisons absolument géniales de cette série mythique. Et comme Lost reste tout de même une série réputée pour poser sans cesse de nouvelles questions, je me devais de conclure sur cette vidéo qui résume assez bien l’état d’esprit des téléspectateurs à chaque nouvel épisode : WHAT ?!

mercredi 15 février 2012

Audrey Fleurot, fleuron des séries françaises

Depuis la sortie d’Intouchables, je peux enfin parler d’Audrey Fleurot à mon entourage sans avoir à ressortir mon téléphone pour leur montrer de qui il s’agit. Facile, c’est la rousse qui joue la secrétaire de François Cluzet et qui fait tourner la tête d’Omar Sy. Mais je n’ai pas attendu ce film, ni même Minuit à Paris de Woody Allen –dans lequel elle fait une apparition – pour la connaitre et devenir un grand admirateur de cette actrice ! Audrey Fleurot fait partie des rares comédiennes françaises (en fait, c’est peut-être même la seule) que j’apprécie pour l’ensemble de sa carrière télévisuelle. Elle a la particularité d’avoir joué dans trois séries majeures de ces dernières années. Trois séries qui ont démontré qu’il était possible de créer des programmes télé de qualité en France. 
 
Elle est tout d’abord la Dame du Lac dans Kaamelott. Celle qui apparait à Arthur mais que les autres ne peuvent pas voir. Celle qui a formé Arthur à sa destinée quand il était petit. Et celle qui est déchue de son rang de protectrice lorsque qu’Arthur met en péril son mariage et la quête du Graal. Comme tout le reste du casting de Kaamelott, elle est parfaite dans son rôle : guide spirituelle un peu larguée (en même temps, qui ne l’est pas dans cette série), pas toujours de très bon conseil et un tantinet capricieuse, elle allie naturellement la dimension divine de son personnage avec le bagout d’une gamine contemporaine. Elle est à la fois très classe et très prolo, une sorte de fonctionnaire de bonne famille. Je guette chacune de ses apparitions (c’est le cas de le dire) parce que c’est toujours synonyme de bons fous-rires pour moi ; et dans la saison 6, j’ai été servi puisque la série repart aux origines de Kaamelott et nous présente l’envoi en mission de la Dame du Lac par un conseil divin et ses premières apparitions auprès du jeune Arthur.

Son autre grand rôle, le plus marquant sans doute, est celui qu’elle tient dans la série Engrenages. Elle y interprète le rôle de Joséphine Kalrsson, une avocate bien pourrie jusqu’à la moelle, attirée par le fric et difficilement impressionnable.  Un peu à l’écart des intrigues au début, elle gagne en importance au fur et à mesure des saisons. Son personnage ultra charismatique prend aussi de l’épaisseur lorsqu’il révèle ses faiblesses (et oui, parce qu’il en a) : si Joséphine aime l’argent, c’est parce qu’elle est profondément seule et qu’elle n’a trouvé que ça pour se rassurer. 
A mon sens, c’est le personnage le plus intéressant de la série (avec celui du juge d’instruction) parce qu’il est très original. Rares sont les séries françaises qui mettent en avant un personnage féminin globalement mauvais. Et on sent bien qu’Audrey Fleurot s’en donne à cœur joie. Extrêmement juste dans chacune de ses scènes, elle amène facilement le téléspectateur à avoir de l’empathie pour ce personnage à priori détestable et même à adopter son point de vue un peu borderline. En plus, cerise sur le gâteau, c’est dans cette série qu’Audrey Fleurot est le plus à son avantage physiquement, ce qui ne gâche rien. Véritable vamp’, elle se devait d’être désirable et sensuelle, même sous une robe d'avocat ; c’est réussi.

Enfin le troisième rôle majeur de la comédienne à la télévision est celui d’Hortense dans l’excellente fiction de France 2, Un Village Français. Aux antipodes de Joséphine, Audrey Fleurot y incarne cette fois-ci la femme du maire d’un petit village d’Alsace qui doit apprendre à vivre pendant l’Occupation allemande de 39-45. Avec ce nouveau personnage, l’actrice utilise encore une toute autre palette d’émotions : fragile, émotive, Hortense est une femme peu sure d’elle. Évidemment, les évènements extraordinaires la forcent à sortir peu à peu de sa carapace, mais elle reste un personnage en retrait. Toujours parfaite dans son interprétation, Fleurot apporte une certaine détermination à cette héroïne plutôt naïve de prime abord. Et cette dualité prend tout son sens dans une série qui refuse le manichéisme et qui cherche à brouiller la limite entre les justes et les mauvais.

En tout, trois séries qui comptent parmi les plus belles réussites de la télé française. Alors soit Audrey Fleurot a un excellent agent qui flaire les bons projets, soit les réalisateurs font appel à elle quand ils ont besoin d’une actrice solide. On en revient à la théorie de la poule et de l’œuf. Qu’importe, le résultat est le même : voir cette actrice au générique d’une série est pour moi un vrai gage de qualité. Dans le pire des cas, même si l’épisode est moyen, je sais que je profiterai au moins de sa prestation.

lundi 13 février 2012

Homeland tient ses promesses

On est au mois de février et je peux dores et déjà rayer de ma liste l’une de mes résolutions que j’avais prises pour l’année 2012 : j’ai vu la première saison de Homeland. Et ben, je ne ferai pas durer le suspense : c’est excellent. Je vais essayer de ne pas trop en dire ici (c’est toujours un exercice difficile) mais je préviens ceux qui comptent regarder la série ou ceux qui sont en plein dedans : moins on en sait, mieux on se porte. Je me suis moi-même gardé d’en parler avec les gens qui avaient déjà vu la série pour ne pas apprendre par erreur l’issue de cette saison, parce que l’une des forces majeures de Homeland est justement d’emmener le téléspectateur dans des directions inimaginables. Les scénaristes prennent un malin plaisir à prendre systématiquement le contre-pied de ce qu’une série ordinaire pourrait montrer. Je défie quiconque de prévoir ce qui va se passer, ne serait-ce que d’un épisode à l’autre. 

En plus de proposer un scénario toujours surprenant, les auteurs se sont visiblement imposé de garder un ensemble toujours très clair, très compréhensible. Pour rappel, le pitch ultra simplifié de la série est le suivant (ce qui suit est révélé dés les 10 premières minutes du pilote, promis): après un emprisonnement de 8 ans quelque part en Irak, un soldat américain, Nicholas Brody (Damian Lewis), revient aux États-Unis ; une agent de la CIA, Carrie Mathison (Danes), est persuadée qu’il est passé dans le camp ennemi et qu’il travaille secrètement pour Al-Qaeda. Contrairement à certaines séries policières ou à suspens (je pense notamment à des séries comme Damages ou Engrenages, deux séries de qualité mais parfois plus difficiles à suivre), le récit de Homeland n’est jamais obscur. Ce qui en fait une série d’espionnage très plaisante à regarder, même un dimanche soir !

Selon moi, la raison de cette clarté est le nombre relativement restreint de personnages. Plutôt que de multiplier les intrigues et de jouer la carte du spectaculaire, Homeland préfère recentrer son récit sur une demi-douzaine de personnages et creuser la psychologie de ceux-ci. 
En tête de file, les personnages de Claire Danes et Damian Lewis, évidemment. En voyant la série et malgré ce que je pouvais dire à l’annonce des résultats début janvier, on comprend aisément le Golden Globes reçu par Claire Danes, tant sa prestation est incroyable. Du premier épisode jusqu’au dernier, elle magnifie ce personnage nerveux, borderline et pourtant sacrément touchant. 
Même si le Golden Globe lui est passé sous le nez, Damian Lewis ne démérite pas. Ambigu au possible dans sa façon d’être, aussi charmant qu'inquiétant, son personnage ne dévoile jamais entièrement qui il est. Et c’est tant mieux puisque tout le suspense de la série repose sur ses épaules. 
J’ajouterai à ce duo l’excellente prestation de Mandy Patinkin qui incarne avec beaucoup de subtilité et d’émotion le personnage de Saul Berenson, le supérieur de Carrie. Un excellent second rôle.


Mes seuls regrets (et oui, j’en ai quand même) concernent une réalisation assez convenue, peu innovante et  quelques personnages secondaires un peu oubliés en cours de route. Mais cela reste mineur compte-tenu de la qualité du scénario et du jeu des comédiens. On m’avait prévenu mais je le confirme : Homeland est une série majeure de la saison 2011-2012 !


vendredi 10 février 2012

The Landlord (New Girl 1x12)

Je m’étais dit que j’éviterai de poster des articles sur un épisode en particulier pour ne pas ennuyer ceux qui ne l’auraient pas vu. Mais là, je me dois de faire une exception. D’une part parce que je fais ce que je veux, d’autre part parce que je n’arrêterai pas de parler de New Girl tant que tout le monde ne s’y sera pas mis. L’épisode de la semaine s’appelle "The Landlord"  et il désigne le concierge de l’immeuble de Jess et ses collocs. Sans en dire trop pour ne spoiler ceux qui regardent la série, Jess fait une boulette en révélant à ce-dit concierge qu’ils ne sont plus trois mais quatre à sous-louer l’appartement. 


Mais ceci  n’est que le point de départ de l’intrigue : l’épisode va bien plus loin et le reste est absolument hilarant. Peut-être le meilleur depuis le début de la série (peut-être aussi que j’étais particulièrement content de pouvoir regarder à nouveau des séries après un sevrage forcé d’une semaine pour cause de PC grillé). Tout y est : la rivalité entre la mentalité de Jess, optimiste, légère, pétillante et celle de Nick, pessimiste, cynique et méfiant ; les très bons (car très rares) flashbacks sur l’enfance des héros ; et surtout du grand Schmidt, au sommet de son art, persuadé d’être une bombe irrésistible. Mention spécial à son accent bidon !
Je ne vais pas en dire plus pour ne pas en dévoiler trop. J’espère qu’une fois cet article lu, l’épisode ne décevra pas ceux qui le verront. Je ne crois pas. Allez, je vais peut-être me refaire quelques passages.


mercredi 8 février 2012

Génériques

Depuis quelques temps, je constate que les séries se passent de plus en plus de génériques. Elles se contentent d’afficher le titre de la série sur un fond noir (comme Lost, Heroes, Glee ou Terra Nova) ou de proposer une version courte de son générique d’origine (Desperate Housewives, Grey’s Anatomy). L’objectif pour les chaines est souvent de pouvoir se garder du temps d’antenne pour le corps d’épisode. C’est dommage, parce que le générique est un format très intéressant et certains sont véritablement devenus cultes. Petit passage en revue de mes génériques préférés.

Desperate Housewives
C’est l’un des rares génériques issu d’un network national. Il retrace l’histoire des femmes au foyer à travers quelques œuvres d’art extrêmement connus. Très raccord avec ce que raconte la série.

Nip/Tuck
Malsain à souhait, ce générique est tout à fait à l’image de cette série : dérangeant mais léché.
Rome
La série revisite la vision qu’on se fait de la Rome antique en présentant les bas-fonds pourris et forcément tagués de la cité. Et oui, les graffitis ne sont pas une invention du XXème siècle. Bien vu. 

Hero Corp
La série française joue à fond la carte des comics américains auxquels elle rend hommage tout au long des épisodes.

Damages
Aiguisé, élégant, nerveux, le générique plonge là encore immédiatement le téléspectateur dans l’ambiance froide et dangereuse de la justice.


House
A mi chemin entre la série médicale et la police scientifique, House a trouvé un générique à cheval entre ces deux univers. En bonus, Massive Attack.


Kaamelott VI
Pas très original dans sa forme, le beau générique de cette saison marque le changement d’époque du récit. Avec une durée bien plus longue, le générique annonce aussi que le format court est définitivement oublié.
 

Game of Thrones (Mise à jour):
J'avoue ne pas avoir regardé la série (je vais m'y mettre), mais je trouve ce générique très réussi.

Le trio de tête :
Mad Men
Les années 1960 : période où l’homme a vu ses valeurs traditionnelles s’effondrer et son monde se réinventer. C’est ce que raconte ce générique. Magnifique.

Dexter
Dexter ou comment les rituels du matin deviennent un véritable massacre. Brillamment réalisé, ce générique tient presque du court-métrage.  

Six Feet Under
Toutes les étapes de la mort, de l’enterrement et du deuil sont présentées dans ces images absolument parfaites. C’est clairement le plus beau générique qui existe. A lui-seul, il m’a donné envie de regarder la série.
 

En résumé, pour réussir l’exercice, mieux vaut s’adresser aux chaines payantes, plus prolixes en génériques de qualité. Il faut éviter de présenter les comédiens ou de montrer des extraits de la série. L’objectif est surtout de donner un ton, une ambiance. Et je remarque aussi que souvent les producteurs font le choix intéressant de l’animation pour présenter leurs séries.

Certains génériques moins réussis visuellement proposent cependant de bonnes chansons : voilà une petite playlist sympathique issus de génériques de séries :
Entourage :  "Superhero" -  Jane's Addiction
Les Sopranos: "Woke Up This Morning" - Alabama 3
Friends: "I’ll be there for you" - The Rembrandts
True Blood: "Bad Things" - Jace Everett
Hung: "I'll Be Your Man" - The Black Keys
Roswell: "Here with Me" - Dido
et les Experts : "Who Are You" (Vegas), "Won't Get Fooled Again" (Miami) "Baba O'Riley" (Manhattan) - The Who.


N’ayant plus de PC, c’est plus compliqué pour moi de poster sur ce blog. D’où mon silence depuis quelques jours. Je fais ce que je peux pour revenir le plus vite possible.